Ils sont onze, debout sur le mont des Oliviers. Jésus vient de leur donner ses dernières instructions. Il leur a dit qu'ils allaient recevoir le Saint-Esprit, qu'ils seraient ses témoins à Jérusalem, en Judée, en Samarie, jusqu'aux extrémités de la terre.
Et puis il est monté au ciel.
Ils sont restés là, les yeux levés. Onze hommes. Sans budget. Sans organisation. Avec le mandat le plus grand de l'histoire, et rien pour le financer.
C'est là que tout commence.
"Vous serez mes témoins" : ce que Jésus demande à l'Ascension
L'Ascension, fêtée le jeudi 14 mai 2026, est le moment où Jésus monte au ciel 40 jours après Pâques et envoie ses disciples en mission dans le monde entier. Ce n'est pas un adieu : c'est un envoi. L'Ascension est le point de basculement entre la présence de Jésus et la mission de l'Église.
Deux textes le disent. Dans les Actes des Apôtres, Jésus précise la géographie de la mission, du plus proche au plus lointain. Dans l'Évangile de Matthieu, le même envoi vise toutes les nations, sans frontière ni limite de temps : faire des disciples, les baptiser, leur enseigner. Jusqu'à la fin du monde (Mt 28, 19-20).
« Vous recevrez une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, en Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »
L'Ascension, c'est le Christ qui part. Et l'Église qui part avec lui. Pas une nostalgie. Un envoi vers le monde réel. Vers des villes, des quartiers, des paroisses. Vers des gens qui attendent quelque chose sans toujours savoir quoi.
Cette mission implique des gens formés, disponibles, présents. Elle a un coût. Et ce geste de soutien aux envoyés est ancré dans une tradition chrétienne longue de vingt siècles.
Aller jusqu'aux extrémités de la terre, mais avec quel argent ?
Les Apôtres sont partis les mains vides, comme Jésus les avait envoyés. Mais ils revenaient vers des communautés qui les soutenaient. Ce soutien est le fondement concret de la mission chrétienne depuis le début.
En France, ce modèle a une contrainte particulière depuis la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 : l'État ne finance plus les cultes catholiques (sauf en Alsace et en Moselle, sous concordat). Les prêtres diocésains, les séminaristes, les animateurs pastoraux : 100 % des dons des fidèles.
Un prêtre en France perçoit un traitement mensuel net d'environ 950 à 1 150 euros selon les diocèses. Ce n'est pas un salaire de marché. C'est un traitement qui couvre les besoins essentiels, payé par l'association diocésaine grâce aux dons.
Et avant d'être prêtre, il faut être formé.
33 000 euros par an. Soit environ 90 euros par jour pour former un futur prêtre. Pour que dans six ans, le prêtre de ta paroisse soit là, formé, disponible, capable de célébrer les sacrements et d'accompagner ta communauté.
Pas pour culpabiliser. Juste pour que le chiffre soit visible.
Financer la mission en 2026 : le geste concret
Le denier de l'Église existe exactement pour ça. Un don régulier, distinct de la quête du dimanche, qui finance directement les "envoyés" : prêtres actifs, séminaristes en formation, animateurs pastoraux.
La quête, c'est le geste liturgique à la messe. Le denier, c'est l'engagement qui tient la mission dans la durée. Les deux coexistent. Ils ne font pas le même travail.
La quête
Geste liturgique pendant la messe
Don ponctuel, variable selon les semaines
Pas de reçu fiscal
Finance les frais paroissiaux courants
Le denier / DPS
Don régulier hors liturgie
Prélèvement mensuel prévisible
Reçu fiscal unique (réduction de 66 %)
Finance les prêtres, les séminaristes, les animateurs
DPS (Dieu Premier Servi) simplifie cet engagement : un prélèvement mensuel, un seul reçu fiscal annuel, une répartition entre ton diocèse et ta paroisse. Ce que finance le denier en détail, c'est ici.
10 euros par mois, c'est 120 euros par an. Avec une réduction d'impôt de 66 %, le coût réel tombe à environ 40,80 euros par an selon ta situation fiscale. Moins de 11 centimes par jour.
La mission de l'Ascension ne se finance pas en une fois. Elle se finance dans la durée, tous les premiers du mois.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'Ascension célèbre exactement ?
L'Ascension est la fête chrétienne qui commémore la montée de Jésus-Christ au ciel 40 jours après Pâques, devant ses disciples réunis sur le mont des Oliviers. En 2026, elle tombe le jeudi 14 mai. Ce n'est pas un adieu : c'est le moment où Jésus confie à ses disciples la mission d'être ses témoins dans le monde entier, dix jours avant la Pentecôte et le don de l'Esprit Saint.
La quête du dimanche finance-t-elle les prêtres ?
Non, pas directement. La quête est un acte liturgique dont les recettes vont généralement aux frais courants de la paroisse (entretien, chauffage, activités). Ce sont le denier de l'Église et les dons réguliers hors quête qui financent les traitements des prêtres et la formation des séminaristes. Les deux gestes coexistent, mais ils ne font pas le même travail.
Est-ce que les dons à l'Église diminuent en France ?
Oui. Le nombre de donateurs au denier est passé sous les 770 000 en 2024 selon la Conférence des évêques de France, avec des baisses annuelles de 2 à 6 % ces dernières années. L'âge moyen des donateurs dépasse les 65 ans. Ce n'est pas une crise de la foi. C'est un problème de transmission du geste.
Quel est le lien entre l'Ascension et le don à l'Église ?
L'Ascension est le moment fondateur de la mission chrétienne : Jésus part en confiant aux siens la tâche d'aller témoigner dans le monde entier (Actes 1, 8). Cette mission a un coût réel : des prêtres formés, logés, soutenus. Donner au denier ou via DPS, c'est financer concrètement les "envoyés" de cette mission aujourd'hui, en France.




.png)

.png)
.png)





.png)

.avif)




